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dimanche, 16 septembre 2007
Regress' trip, part III

L'ours en peluche de mon enfance ayant connu un funeste destin à la faveur du déménagement de mes parents et bien que m'en étant rapidement remise (j'avais quand même passé la trentaine et l'avais "oublié" chez eux) il m'était resté depuis l'envie de récupérer une vieille peluche bien râpée. Pour le charme du vieux jouet usagé, pour le supplément d'âme que ça donne à une déco de chambre d'enfant, par exemple.

L'été a été faste. Après le chien tout droit sorti des 50's, je suis tombée sur ces deux-là, plutôt 60's voir 70's, je dirais. Je n'ai pas su choisir. Je les ai embarqués tous les deux. Et pour leur prix déjà très raisonnable, j'ai même eu droit à un cadeau très dentelle de la marchande de la broc'.
Comme quoi, la broc', c'est pas toutes les semaines la fête du perf'.
15:30 Publié dans La minute de neuneuterie | Lien permanent | Commentaires (14) | del.icio.us |
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vendredi, 14 septembre 2007
Ba&sh à Monoprix c'est bâché

Quand j'ai vu chez Domino qu'elle avait ba&shé, et en beauté encore, chez Monoprix, je ne me suis même pas énervée. Je me résigne avec le temps. Je le sais bien, je ne le sais que trop, que dans ma ville que j'aime pas, même s'il y a un Monop', les trucs un peu créatifs, on n'en voit jamais la couleur.
Lorsque j'ai voulu la nappe de Robert le Héros, je l'ai achetée à Paris. L'hiver dernier, j'ai appelé tous les monop' du Grand-Est à la recherche d'un chandelier de plexi rose dont j'ai finalement dû me passer. Non, la note de Domino ne m'a pas énervée, elle m'a juste incitée à aller sur le site de Monop' afin de déterminer dans lequel de ses magasins, qui ne soit évidemment pas le plus proche de chez moi, j'allais bien pouvoir me dénicher du Ba&sh. Dans aucun. Ni à Strasbourg, ni à Nancy, ni à Dijon. Au moins c'est clair, je ne perdrai pas de temps à chercher l'introuvable. La liste des magasins "de province" fournis en Ba&sh tient peu de place. Il en ressort que l'Est n'y est pas représenté du tout, même pas par Strasbourg. Formidable, non ?
Au point où j'en étais, fermement décidée malgré tout à aller faire mes courses du week-end chez Monop', j'ai regardé ce que le site proposait d'autre. Un trench Irès Van Ryb ? Pareil. Certains magasins ne suivent pas cet article indique-t-on pudiquement sur le site. Les mêmes que pour Ba&sh, exactement. Je me suis donc intéressée aux vêtements anonymes montrés sur le site, ai fait quelques repérages et suis partie dans mon Monop'.

Le pantalon large , alors ? Introuvable.

Le pull tunique en cachemire ? Même punition.

J'avais aussi avisé sur internet une petite blouse de rien, tellement plus modeste que la Ba&sh, verte, en coton, à 19,90 €. Celle-là, ils allaient bien l'avoir, tout de même, dans mon Monop' à moi ? J'ai bien cherché. Mais non. Même pas. J'en ai essayé une autre, assez jolie tout de même. Avec pourtant un raglan raté qui m'empêchait de bouger, même deux tailles au dessus de la mienne (oui, je suis allée jusqu'à l'essayer deux tailles au dessus, pour voir).

J'ai vu. Rien acheté. La vie de château ? En Espagne ils doivent être, les châteaux. A l'heure qu'il est, je n'ai pas mon sarrau Ba&sh et ne suis même pas énervée. Juste dégoûtée de Monop'.
23:10 Publié dans Fashionneries | Lien permanent | Commentaires (17) | del.icio.us |
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T'as ton sarrau ?

En lisant hier comme chaque jour où elle met en ligne, la note de Punky B qui nous présentait sa nouvelle acquisition sous le titre "J'ai 13 ans", j'ai trouvé que sa nouvelle blouse évoquait... un sarrau. Et je lui ai dit, d'ailleurs.
Et donc, m'est venue dans la foulée l'idée d'une nouvelle rubrique, le Petit précis de vocabulaire de la mode. Il y ainsi beaucoup de mots un peu désuets qui ne demanderaient qu'à être fashionaly réhabilités. Dont le sarrau. Pourquoi donc actuellement sommes nous toutes en blouse et pas en sarrau ?
C'est trop injuste pour ce pauvre sarrau, qui vient éthymologiquement du haut-allemand sarrok et qui est traditionnellement une sorte de blouse que portent les paysans, les charretiers, etc., par dessus leurs vêtements. Le mot n'est plus guère employé que par les entreprises spécialisées dans le vêtement de travail, la face la moins glamour qui soit de l'industrie textile comme chacun sait.
C'est trop dommage. Le sarrau, je trouve ça rock.
13:15 Publié dans Petit précis de vocabulaire de la mode | Lien permanent | Commentaires (17) | del.icio.us |
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jeudi, 13 septembre 2007
Fashion battle et quête de la chaussette
Il n'y en a finalement pas eu la semaine dernière mais cette fois la voici, la p'tite gueule de commentaire.
Pour ce qui est des requêtes Google, certaines font preuve d'un sens de l'à-propos stupéfiant, que ce soit "comment porter neosens" et c'est justement ce que je me demande encore moi-même, ou encore "avec quoi porter mes richelieus", et des richelieux j'en cherche justement, quoique je ne sois d'ailleurs pas sûre de leur orthographe au pluriel, faut-il donc mettre un S ou un X ?
Je note également que d'aucuns font des recherches sur Francesco Waldner et que d'autres n'ont pas la notion du temps, à l'exemple de ce qu'indique ce "d'Azzedine Alaïa en 1800".
Allez, c'est parti pour un troisième florilège !
Chez Dyns qui proposait une très sélective fashion battle de la blogosphère et qui se dit déçue que les filles n'aient pas davantage participé (mais moi je pouvais pas, le style je sais pas bien ce que c'est, à habiter une ville que j'aime pas) LudoFJ a dit le 5 septembre : Ouh le vilain traquenard! Ouh la tentative d'extorsion de photos pour foutage de gueule bloggesque ! J'en suis !!! Thug life... :)
Chez Solenne, qui n'entend pas renoncer au port de la chaussette, pas n'importe laquelle évidemment, la chaussette FASHION qu'il est encore plus compliqué de trouver que de porter, Milou a dit, le 6 septembre : Mouais...
J'ai encore les poils électriques rapport à la dernière fois que j'ai essayé les grandes chaussettes. Je te fais le tableau rapide : correctement enceinte, je pensais avoir trouvé la solution idéale à mon problème de collant (que, avec le polichinelle dans le tiroir, même avec un chausse-pied, tu fais pas rentrer ton bide dans un wolford). Et hop, que je me dis, vive la grande chaussette de laine.
ERREUR FATALE.
En fait, j'avais pas fait 10 m que j'avais 2 dégoulinades façon accordéon au bas des chevilles. Alors de 2 choses l'une, soit tes mannequins, là, elles ont les jambes papier-peintes au double face, soit elles marchent sans plier les genoux!
Je ne saurais donc trop te conseiller de tester le truc at home et non pas au matin de ton premier jour chez Las Clopas.
Chez Violette qui nous exposait comment elle a incité Vicent Delerm à se mettre à la vodka-Suze, Marie-golote a dit le 11 septembre : Delerm il a déjà écrit une chanson sur le fait qu'il avait bu "des mojitos jusqu'à minuit". Donc il est effectivement cap d'en écrire une autre sur la vodka suze.
Mais moi je l'aime Delerm. Il change une ampoule? allez, ça mérite une chanson. Son pull a rétréci au lavage? chanson!
Fas-ci-nant je trouve.
Chez Benetie, qiu a failli traitreusement craquer pour une veste D&G de même couleur que LA Balenciaga, domino a dit le 11 septembre : Nan je t'arrete elle vaut pas le coup elle est pas chic cette veste. Reprends donc un peu de café !
Et last but not least, chez Zabou, qui nous présentait son collier Sainte des impossibles qui me rend si jalouse, Cily a dit, le 11 septembre : C'est ce qui s'appelle un collier tromp-l'oeil.. subtil... mais moi j'aime pas faire du bruit avec mes bijoux..
Sur ce, déchaînez-vous sur les commentaires (ici ou ailleurs) et à une prochaine fois.
13:55 Publié dans Gueule de commentaire | Lien permanent | Commentaires (15) | del.icio.us |
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mardi, 11 septembre 2007
Le nouveau noir ?

Il me semble bien que l'expression est apparue à l'automne 2006. Le nouveau noir. Ca allait être le gris, nous annonçaient quelques rédactrices de mode. Le gris était certes dans la palette tendance du dernier hiver. Mais bon, sans plus.
Cet automne, il est revenu. Et l'expression nouveau noir avec. Je ne suis pas fan de gris. J'en use très peu, aussi bien pour m'habiller qu'en déco. Le gris, je crois que ça m'évoque plutôt la grisaille, des costumes d'homme pas fun... Le gris, je crois que je l'aime lorsqu'il est synonyme d'argenté, autant dire pas nouveau noir du tout.
Et puis j'aime trop le noir. Les noirs. Les vrais : mats, brillants, satinés et toujours profonds que Pierre Soulages sait si bien rendre en peinture. Et aussi les faux : les prune, marine, chocolat, lorsqu'ils sont si sombres que les jeux de lumières en font parfois des noirs. Cette semaine, le nouveau noir s'affiche carrément en Une de ELLE. Il me devient difficile de l'ignorer. J'ai donc décidé de m'y intéresser.

Mais là où les choses se corsent, c'est lorsque ce même numéro de ELLE me balance cette même semaine au visage qu'en matière de maquillage, le kaki-bronze est le nouveau noir. Faudrait savoir ? J'ai certes plus d'affinités avec le bronze qu'avec le gris. Jusqu'à n'être pas peu fière d'avoir obtenu à l'arrachée le dernier khôl Guerlain de ma ville dans cette couleur, qui depuis n'est plus commercialisée. Il y aurait donc deux nouveaux noirs, le bronze et le gris.
Sur les couleurs, Michel Pastoureau (historien anthropologue, auteur de Bleu, histoire d'une couleur (Seuil), et Les Couleurs de notre temps (Bonneton) a livré une prodigieuse analyse au magazine l'Express il y a trois ans, dans un dossier toujours consultable en ligne, Il était une fois les couleurs.

Du gris, qu'il qualifie de demi-couleur, Michel Pastoureau dit qu'il "presque tous les caractères d'une vraie couleur : il n'a pas de référents, le mot est ancien (il vient du germanique grau) et il possède un double symbolisme. Pour nous, il évoque la tristesse, la mélancolie, l'ennui, la vieillesse; mais, à une époque où la vieillesse n'était pas si dévalorisée, il renvoyait au contraire à la sagesse, à la plénitude, à la connaissance. Il en a gardé l'idée d'intelligence (la matière grise). A la fin du Moyen Age, on le voyait comme le contraire du noir, donc symbole de l'espérance et du bonheur. Charles d'Orléans a même écrit un poème intitulé «Le gris de l'espoir». Il y a un bon et un mauvais gris. En fait, le gris a un statut à part."

Du noir, qui comme le blanc, n'est pas considéré comme une véritable couleur, il explique que "Spontanément, nous pensons à ses aspects négatifs: les peurs enfantines, les ténèbres, et donc la mort, le deuil. Cette dimension est omniprésente dans la Bible: le noir est irrémédiablement lié aux funérailles, aux défunts, au péché et, dans la symbolique des couleurs propres aux quatre éléments, il est associé à la terre, c'est-à-dire aussi à l'enfer, au monde souterrain... Mais il y a également un noir plus respectable, celui de la tempérance, de l'humilité, de l'austérité, celui qui fut porté par les moines et imposé par la Réforme. Il s'est transformé en noir de l'autorité, celui des juges, des arbitres, des voitures des chefs d'Etat (mais cela est en train de changer), etc. Et nous connaissons aujourd'hui un autre noir, celui du chic et de l'élégance."
Le chic et l'élégance. Les deux nouveaux noirs en ont leur part. Mais aucun nouveau noir ne remplacera jamais pour moi les noirs, tous les noirs, dans leur diversité.
PS : les trois silhouettes qui illustrent cette note sont issue de la série mode de ce ELLE du 10 septembre. Dans l'ordre : 1. cardigan et jupe Prada, ceinturon Dries Van Noten, collant Wolford, chaussettes Bleu Forêt et sandales Fendi. 2. Blouson Isabel Marant Etoile, blouse Isabel Marant, écharpe Chanel, gants Buscarlet, collant DD, derbys Les Prairies de Paris. 3. Jupe-boule Iro, pull BA&SH, casquette Sinequanone, collant DD.
23:30 Publié dans Fashionneries | Lien permanent | Commentaires (15) | del.icio.us |
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Aaaah, la maison de Marthe !

Dans son numéro de septembre, Marie Claire Maison s'est invité chez la styliste Marthe Desmoulins, également créatrice et costumière, qui a quitté Paris (où elle a tenu durant treize ans une boutique de créateurs dénommée Absinthe) pour s'installer dans le Vaucluse, à quelques kilomètres d'Avignon. Bien avant de m'installer dans ma ville que j'aime pas, du temps où j'étudiais la mode à Paris (oui, la mode ça s'étudie), je me souviens l'avoir croisée à la sortie d'un défilé. Et l'avoir remarquée, pour sa tenue très personnelle, à l'influence Art Déco vintage, bien avant que ce soit la mode.

Sa maison est à l'image de l'idée que j'aurais pu m'en faire, sans la connaître. "J'aime les brocantes et les vide-greniers. Ce sont des événements festifs où l'on rencontre les gens, l'année est rythmée par ces moments de vie. J'adore chiner, mes parents m'ont transmis ce goût" explique-t-elle. Depuis trois ans, avec son compagnon graphiste, ils font évoluer cette maison construite à partir de deux habitations des XVIIe et XVIIIe siècles. Ce n'est pas une surprise, elle déclare utiliser les peintures de chez Emery, mates et poudrées et du papier peint anglais de chez Osborne & Little. Les deux univers de Marthe Desmouilins et Agnès Emery dégagent un esprit commun. Le salon est un cabinet de curiosités design qui mêle biche empaillée et fauteuils Eames, la chambre est un hommage à la nature avec son couvre-lit au patchwork évoquant les troncs d'arbre et les motifs japonisants de la chaise et du semainier.

Japonisants ? Marthe Desmoulins s'occupe aujourd'hui d'une boutique située à Tokyo, Bazar et Garde-Manger. Et a pour projet d'ouvrir des chambres d'hôtes. Si seulement !
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